Je suis récemment tombé sur le CD d'un jeu qui m'a occupé pendant un nombre incalculable d'heures en 1999 : Worms Armageddon, le hit de Team17. Et là, une étrange sensation remonte du plus profond de l'âme car tout cela a commencé en...
... 1991. C'était le temps béni des chronophages MetroCross, Vroom, Rick Dangerous, BombJack, Solomons Key, Pang, Crystal of Arborea, Dungeon Master, F19, International Karate +, Final Fight, Lemmings, Stunt Car Racer, et bien d'autres sur Atari ST. L'affichage 4096 couleurs, cette odeur de chaud de l'unité après 4h de fonctionnement, ces petits claquements inimitables lors du chargement de disquette, les codes d'erreurs d'exécution en forme de bombes (!), le curseur "abeille" sur font vert ultra vif du GEM (le premier véritable systême d'exploitation graphique et interactif grand public, alternative au très couteux Windows 1.x)... LE chipset son Yamaha couplé au Motorola 68000 qui donnaient toutes leurs lettres de noblesse aux trackeurs (anglicisme affreux).
Puis est arrivé mon premier PC vers 1997. C'était un Intel Pentium 2 MMX 266Mhz (overclocké à 300Mhz, soyons fous). A cette époque, on payait encore en francs, les numéros de téléphone venaient à peine de passer à 10 chiffres, le "TamTam" n'était pas encore totalement ringard, les rumeurs les plus folles circulaient au sujet du bug de l'an 2000, et le BEPC se profilait dangereusement à l'horizon (oh mon Dieu). Mine de rien, ça faisait longtemps que je l'attendais cette tour crème, et le temps de rassembler une petite fortune pour faire assembler les composants, j'avais déjà amplement bavé sur la ludothèque des copains. Comme prévu, ce fût une nouvelle claque vidéoludique, un nouveau monde plein de promesses. Pourtant dans l'attente, je m'étais préparé avec la lecture des 12 derniers numéros de Joystick (ancienne mouture). Duke Nukem 3D, Rise of the Triad, Dark Forces, Outlaws, Diablo, Age of Empire, SimCity 2000, GTA, Syndicate, Dungeon Keeper, Little Big Adventure, Fallout 2, et... Worms ! C'était un petit jeu simple, avec des graphismes colorés, contrastés, une bande son agréable et variée, des petits vers attachants qu'on aime voir batailler. Son fort succès a provoqué un déluge de suites plus ou moins réussies accompagnant notamment l'évolution du hardware des machines. Si il y a une version qui vaut son pesant de cacahuète, c'est bien Worms Armageddon. Une version 2D ultime très bien réalisée, qui n'a pas pris une ride, enfin, lorsqu'on a enfin réussi a bien l'éxécuter sur sa machine moderne en Windows 7.
Pour jouer à Worms Armageddon sous Windows 7, il suffit de l'installer normalement puis de le patcher avec le dernier patch disponible ici. Si pendant l'installation du patch, il est demandé d'installer des patches précédents, il faut accepter. Le moteur d'affichage ainsi patché permet une résolution de 1920x1080, ce qui est vraiment bluffant. Les sons sont également améliorés. L'exécutable de Worms se lance correctement, mais on remarque tout de suite des problèmes d'affichage, une sorte d'inversion des couleurs : C'est un effet de bord de l'explorateur Windows. Pour régler ce problème, il faut donc tuer les processus "explorer.exe" dans le "Task Manager", puis lancer l'exécutable Worms Armageddon. Au retour sous Windows, l'explorateur est logiquement absent, et il faut le relancer. Afin de faciliter le lancement du jeu et d'automatiser ces opérations, j'ai créé un script de lancement du jeu à placer dans son dossier d'installation. Il s'exécute par un double-clic classique. Vous pouvez le télécharger ici :
Worms Armageddon Windows 7 Launcher
